Il est des incidents dans la vie dont on est l’auteur. Que puis-je d’autre que les assumer en soupesant tout ce qui est irrémédiablement perdu. Tu n’avais aucune pitié en toi. Je l’ai fait naître en blessant ce qui t’est cher. Me reste un radeau de secours : la vie et ton cœur. Je sais qu’il est bon et qu’un jour tu pardonneras. Je ne suis pas Dieu ; je ne suis faite que d’imperfection et toi amoureux des perfections. Point de chance donc pour l’étrangère.
Bon vent à l’amour. Qu’il vous soit toujours favorable…Sincèrement.
Moi je remets le radeau de l’après vous sur le courant de la vie. Qui sait où il me mènera. Un peu plus riche qu’hier, j’ai jeté quelques défauts à la mer. Elle ne me les a point rendus. Comme engloutis, je les ai vus sombrer dans des gouffres profonds. Et le rictus se transforme en sourire ; l’envie devient respect.
Journal de l’après vous. mardi 17 janvier 2006. 19 H 34
Marie de B.


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